Biais d'omission

Considérer que le tort résultant d'une action est plus grave que celui causé par l'inaction.

« Dans le doute, abstiens-toi ! » Ou pas.

Andrew Wakefield retracted study

Pour de nombreux parents de bonne foi et soucieux de la santé de leur enfant, la vaccination d'un enfant en bonne santé crée un conflit entre deux risques :

- Le risque d'effets secondaires suite à la vaccination.

- Le risque posé par la maladie en cas d'absence de vaccination.

L'apparition d'effets decondaires sera, lors de l'évaluation a priori des risques, considérée comme plus culpabilisante car résultant d'une action, ce qui fera préférer éviter le vaccin.

Mais, si elle résulte d'un choix délibéré, l'inaction équivaut alors en réalité à une action.

Action et inaction sont en réalité moralement équivalentes

Sur le même principe, si vous vendez une voiture présentant un défaut, omettre de le mentionner revient au même que mentir en disant qu'elle est en parfait état.

Notes :

1. Il est important de rappeler que les risques ne sont absolument pas égaux, la littérature scientifique considérant celui d'effets secondaires graves comme étant absolument négligeable en regard de celui posé par les maladies.

2. L'exemple choisi l'à été uniquement pour sa pertinence. Il est l'exemple classique d'illustration de ce biais, ce qu'une recherche Google avertie confirmera.